Ces gens-la ne sont même plus de simple surdoués. Ce sont des personnes qui ne comprennent que ce qui est logique. Ce qui n'a aucun fondement n'a pour eux pas de sens .. On va dire qu'ils sont entre les autistes et les surdoués.
Sur ce, Here I go
Cher journal,
Il est 01:05 et 45 secondes. J'écris à une vitesse d'une lettre et demi par seconde sans compter les moments de réflexion. Je ne suis pas pressée. J'ai 14 ans. Je n'aime pas les journaux parce que je n'ai jamais trouvé que ça avait un sens de raconter sa vie à un bout de papier parce que la vie est quelque chose de très répétitif. Mais aujourd'hui, j'avais quelque chose à raconter alors je me suis dit que j'avais sans doute besoin d'un journal.
Sur tous mes papiers, mon nom est Sayumi Marika Constance Yamada. Mon père est japonais d'origine et ma mère est française, ça explique le Constance qui fait tâche à vrai dire. De plus, je trouve vraiment que Constance n'est pas un joli prénom même si sa signification me va comme un gant. Mais on m'appelle Ayu parce que Sayumi, c'est déjà trop long.
Jusqu'à ce matin, j'étais une jeune gothique lolita de 14 ans comme beaucoup d'autre ici, à Tokyo. Je me trouvais normale, mais pendant 14 ans je ne l'avais jamais été. J'étais avec ma classe (dont je méprise 75% des élèves) à Shibuya. Nous mangions tranquillement. Avec Mieko, ma meilleure amie, nous faisions nos devoirs de géographie. En ce moment, nous voyons l'Europe, entres autres la France qui fait 63 392 millions d'habitants tandis que le Japon compte près de 130 millions d'habitants ; cela fait une énorme différence. Surtout que le Japon fait 377.589 km2 et la France 552 000 km2, ce qui n'est pas proportionelle ; enfin bref, nous étudions notre cours de géographie quand tout d'un coup, un cycliste tombe à côté de moi et s'agrippe à mon épaule pour se relever. N'importe quelle personne polie l'aurait laissé faire mais je déteste qu'on me touche. Alors je l'ai repoussé, il s'est retrouvé debout tant bien que mal malgré tout. Il m'a regardé puis il est reparti. J'ai regardé Mieko qui m'a sourie. Elle ne trouve pas que ce soit si grave d'être comme elle dit "une fanatique de l'éxactitude, perfectionniste qui déteste qu'on la touche".
Tu peux être sûr, cher journal, que dans la minute qui a suivie, les 75% des élèves de la classe que je déteste se sont mit à rire comme des crétins. Jusque la, cela pourrait encore être acceptable mais tout d'un coup, un des animaux a crié comme pour tirer une conclusion de ce qui venait de se passer : "Ayu, t'es vraiment pas banale". On ne m'avait jamais dit ça à moi. Alors, comme je fais du karaté (je suis ceinture noire depuis quelque mois alors je me perfectionne dans la vitesse, parce que je ne supporte pas qu'on me frappe. Je le fais juste parce que donner quelques coups est parfois utile mais je ne ferais jamais de compétitions), je lui ait mit un coup de pied. Et puis à ce moment-là, tout ce qui n'allait déjà pas a encore dégénéré.
Ils se sont tous mit à chanter que je n'étais pas normale. Je suis partie avec Mieko et je suis rentrée chez moi, à pied bien sûr parce que dans le métro on est toujours trop proches les uns des autres. Je me suis mise à pleurer. J'ai pleuré pendant 2h36 minutes. J'ai été me promené avec Kedi, mon chat. Il est le seul dont je supporte qu'il me touche. Et d'ailleurs, il me suit partout. Puis je suis rentrée et après quelques allers-retours entre la télévision et l'ordinateur je suis allée me coucher, mais je n'arrive pas à dormir.
Mais racontez tout ça m'as fait du bien et je suis fatiguée maintenant, à demain cher journal.
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