Je parle au vide, des murs de silence s’écroulent sur moi. Mes coups assommés par les ténèbres. Des grains de poussière viennent me réconforter, valsant doucement dans une raie de lumière. Mes précieuses inquiétudes trônent sur les étagères. Je les prends, je les contemple; mes seuls bijoux. Ces dernières, polies, astiquées, à force d’être cajolées. Elles se posent gracieusement contre mon cœur, et les murs s’épaississent.
Si profond est mon désarroi, si faible est maintenant la lueur où dansait la poussière.
Mes elles sont toujours là, mes précieuses inquiétudes, toujours plus douces contre ma peau.
Il fait si noir à présent.
Je ne suis pas heureux, dans cette chambre si petite maintenant.
Mais je resterai, mes doigts tremblant de quitter ces bijoux.
Ainsi ils ont peur, mes doigts, de perdre ce contact, ne serais-ce qu’une seconde.
D’en ne sentant plus rien, de perdre tout repère, de s’évanouir, entre la douceur des bijoux de velours et l’évanescence des poussières de lumière.
En dominant mes mains, je cours dans ces ténèbres.
Mais la noirceur si profonde, me cache toute issue.
Affaibli, je trébuche sur le sol et repose en paix.
Sous le regard incisant de mes précieuses inquiétudes…
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