Lordque l'on nait et que l'on sort du ventre de sa mère, on ne se doute de rien. Telle est l'insoucience d'un enfant. C'est beau, c'est pur. Dans les normes habituelles de ce monde, une mère voudrait prendre son enfant dans ses bras de façon constante, étonnament, ma mère, ne voulait pas. J'étais petit, moche, frippé, je ne pesais qu'un peu plus que la masse d'un sachet de sucre. Tout cela, par sa faute, elle qui a préféré fumer 3 à 4 paquets par jours, elle qui préféré boire des litres d'alcool, elle qui préférait coucher avec des hommes insconnus, elle qui a préféré sortir en soirées. Et tout cela, alors qu'elle était enceinte, tout cela a provoqué le fait que je sois né prématurément. Allons plus loin dans ma vie, jusqu'au jour de mon 1er anniversaire. Mais qu'est-ce que c'est ? Une fête pour moi ? Et j'ai droit à des cadeaux ? Mais c'est génial ! Tu parles d'un cadeau ! Une mère qui décide de voler tout l'argent que mon père mettait de côté et qui part faire sa vie seule... 1er coup au coeur d'une mère indigne. 7 ans s'écoulent depuis cette trahison. Quelques mois après avoir déménagé, une femme sonne à la porte, sa silhouette me rappelle une personne, ou plutôt, un monstre... Ce monstre qui rendait mes nuits terribles. Alors je me cache dans les toilettes, soudains, des larmes, des sanglots. Un monstre peut-il pleurer ? Etrangement, oui... Cette femme qui m'a mis au monde, pleurait, me suppliait de pardonner son départ de d'accepter de revenir la voir un week-end sur deux... Lorsqu'on est enfant, on croit encore au père noël, que la vie est rose, et le monde y est gentil, alors je pardonne... Durant 2 mois, tout était parfait, gentillesse, tendresse, amour maternel, quel bonheur... Bizarrement, le mois suivant, tout bascule, je tombe malade, et elle refuse de me voir. Le lendemain, je ne suis plus malade. Et elle... plus là. Une nouvelle fois, elle se volatilise. Pour ne revenir que vers mes 12 ans. Via la justice, je suis une nouvelle fois obligé d'aller chez elle un week-end sur deux. Un week-end sur deux de cauchemard, de violence, de peur... J'étais tabassé à coups de cravache, de pantouffle, elle m'attachait à la rampe d'escalier de la cave lorsqu'elle partait faire les courses. Il faisait noir, j'avais peur... Je ne mangeais qu'une fois par jour, une tartine noircie avec une banane aussi noire que la haine que je lui porte. Un jour, elle m'avoue que j'ai 3 demi frères, et une demi soeur. C'est là que ma haine prendra toute son ampleur... Refusant d'aller enfermer mon demi frère à la cave, elle m'enferma avec ma demi soeur à la cave... Et le pire allait arriver... Ma mère a vendu ses deux enfants... Non pas définitivement, mais pour du bon temps, des personnes se sont assises près de la table, en me regardant, alors que j'étais nu, ma demi soeur également, et ils nous forçaient à faire des choses auxquelles on ne pense que vers 16/17 ans... J'ai eu droit à tout... Les claques sur les fesses, les pleurs de ma demi soeur qui était forcée à me caresser, et à faire des choses... Le lendemain, j'étais abandonné dehors. Et depuis, plus aucune nouvelles. 8 ans se sont écoulées depuis ces faits, mais une haine grandissante dort au fond de moi, les envies de la tuer pour enfin vivre en paix et délivré de cette peur sont présentes. Elle m'a démoli, je suis un jouet cassé, il me manque mon coeur, mon coeur d'enfant. Elle me l'a arraché. Depuis, je n'ai aucune confiance envers le genre humain, et donc envers les femmes. Oui, j'ai eu des copines, mais la crainte faisait tout rater. Car je pense toujours qu'elle étaient là par pitié. A cause de cette femme, je suis seul, solitaire, sans coeur. Je prends tout sur moi, mes peines, mes tristesses, je ne laisse rien transparaître. La seule chose positive, c'est que "grâce" à ce passé, je veux aider les autres, je veux aider les personnes qui sont malheureuses, qui sont handicapées physiquement, ou mentalement. Cela me met du baume au coeur de voir des gens avoir le sourire après les avoir aidé...
Mais un jour, je me vangerai. Car si elle vit, moi je meurs à petit feu, tellement cette haine me ronge.
Mais un jour, je me vangerai. Car si elle vit, moi je meurs à petit feu, tellement cette haine me ronge.
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